Liberté d'expression et réseaux sociaux

Liberté d'expression et réseaux sociaux

Le mardi 4 mai 2021 les élèves de 2CAP MVA ont pu rencontrer la journaliste Maud Dugrand pour discuter de l'usage des réseaux sociaux et de la liberté d'expression sur ces médias.

Après avoir interrogé les élèves sur leur usage des réseaux sociaux, Maud Dugrand les a amenés à prendre conscience de la nécessité de savoir prendre du recul et faire le tri dans la multitude d'informations qui y sont disponibles.

Maud Dugrand explique aux élèves qu'en tant qu'utilisateurs de réseaux sociaux, nous avons une responsabilité dans la diffusion de l'information. Il est important de prendre le temps de s'interroger sur la véracité d'une information, et de se questionner avant de la partager en se demandant si cela peut nuire à quelqu'un. Elle apprend aux élèves qu'une fausse information circule dix fois plus qu'une vraie information car elle attire avec un titre sensationnel, évoque un fait insolite. Cette proportion s’avère être une menace pour la démocratie. Elle explique qu'il est essentiel de vérifier le titre, la source de l'information, de la recouper avec d'autres et d'en parler avec des adultes.

Maud Dugrand propose alors différents exemples de tweets et de photographies qui sont des faux. Les élèves sont invités à les examiner et à repérer les indices qui doivent inciter à la méfiance.

 

Suite à une remarque de certains élèves sur les flammes de schnapchat, Maud Dugrand explique le fonctionnement de réseaux sociaux dont le but est de garder l'attention des utilisateurs le plus longtemps possible pour des raisons économiques. En effet, les Gafam gagnent de l'argent par la publicité. Connaître les profils et les goûts des utilisateurs en scrutant les sites consultés permet aux algorithmes de proposer des produits qu'ils pourront avoir envie d'acheter.

 

En conclusion de cette discussion, Maud Dugrand insiste sur la nécessité d'avoir un esprit critique, la capacité de penser par soi-même, face aux informations qui circulent sur les réseaux sociaux.

 

Mme Guigue, professeur de Lettres-Histoire